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Mon OM à moi : Les voyages forment le supporter

Journaliste à But! depuis 2001, Raphaël Nouet est avant tout un supporter raide dingue de l’OM. Qui partage ses souvenirs avant la finale de mercredi.

En attendant de pouvoir un jour déménager dans la région de Marseille – comprenez à deux kilomètres à pieds autour du Vélodrome -, je dois me contenter de suivre l’OM le plus souvent à l’extérieur. Mercredi, merci l’application Groundhopper, je visiterai mon 50e stade de football. Le 34e en France. Si j’adore me rendre dans les stades de l’Hexagone, il faut reconnaître que rien ne vaut un déplacement à l’étranger. Surtout dans les enceintes les plus mythiques. Car c’est dans ces moments-là que l’on mesure tout ce qui sépare le foot français des grands championnats européens (oui, je ne considère pas la L1 comme faisant partie d’un Big 5 européen) et l’OM des cadors du continent. A mon sens, il n’y a pas de grand club en France. Un grand club a une histoire riche, des supporters passionnés et une permanence au sommet national. Paris et Lyon n’ont pas la première, à peine les deuxièmes. Monaco n’aura jamais les deuxièmes, comme Bordeaux. Lens n’a que les deuxièmes, Saint-Etienne a les deux premiers mais pas la troisième. L’OM est le plus proche de cette définition toute personnelle du grand club. Mais il manque un petit quelque chose que j’ai pu ressentir lors de mes visites à Old Trafford, Anfield et au Bernabeu.

Old Trafford, c’était le 29 septembre 1999. Un souvenir merveilleux. Avec Les Phocéens, club de supporters marseillais basé à Paris, nous sommes partis à 4h du matin en bus. Arrivés à Calais, nous avons dû attendre plus d’une heure le ferry suivant car les fans des Rangers, qui avaient joué la veille à Eindhoven, était prioritaires. Et il était hors de question de nous mettre ensemble sur le même bateau. Quand enfin nous avons pu lever l’ancre, le ferry tanguait beaucoup à cause de la houle et je me souviens d’une partie de football jouée avec très peu d’équilibre – donc beaucoup de chutes – dans la salle principale. Puis il y a eu les 5h de route jusqu’à Manchester et la découverte du monument Old Trafford. Qui, à l’époque, faisait 20.000 places de moins qu’aujourd’hui. Old Trafford et son fabuleux musée à la gloire de MU, ses mégastores partout, ses supporters qui arrivent tranquillement, qui chantent si peu, sauf pour vous rappeler qu’ils sont chez eux. Il y avait 3.000 Marseillais au stade et nous pensions faire un boucan d’enfer. Mais quand les « United, United » raisonnaient, nous comprenions que notre vacarme était très relatif… A Manchester, tout respire la grandeur, tout rappelle à quel point ce club est vénéré, et aimé, et glorieux.

J’ai ressenti exactement la même chose à Liverpool en 2004. J’adore les « Reds » depuis toujours. Pas au même niveau que l’OM mais à un point tel que je ne pouvais pas manquer la première opposition entre les deux clubs. Anfield ressemble à une cathédrale, la grandeur du lieu ne se jauge pas physiquement, c’est quelque chose que l’on ressent. Et au risque de choquer, je trouve qu’il n’en va pas de même au Vélodrome. Est-ce que parce que le stade appartient à la mairie et non au club ? Toujours est-il qu’il manque un petit quelque chose à mon enceinte chérie. Du bleu ciel et blanc partout ? Des logos de l’OM partout ? Des boutiques, des statues des idoles passées, un musée ? Je ne sais pas, et si vous avez la réponse, je veux bien la lire ! Toujours en Angleterre, je suis aussi allé à Stamford Bridge en 2000. Eh bien, il ne se dégage pas la même majesté là-bas qu’à Old Trafford ou Anfield. Et pourtant, j’ai vu le stade depuis la pelouse car, en bon Français, j’ai superbement ignoré un panneau « Keep off the grass » pour avoir la chance de fouler le terrain des « Blues ». Avec d’autres Marseillais, nous nous étions faits jeter par un jardinier qui avait mis pour l’occasion un mouchoir sur le célèbre flegme britannique.

 

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Enfin, en 2009, j’ai aussi assisté à Real Madrid-OM. Là, même sentiment de grandeur, même sensation d’être un tout petit chez un géant. Ce n’est d’ailleurs pas qu’une sensation. Depuis toujours, les clubs français ne parviennent pas à construire une image aussi forte que leurs homologues étrangers, une institution susceptible de résister à toutes les tempêtes. Les dirigeants actuels font du très bon travail, espérons qu’ils trouveront la recette, bien aidés par un Andoni Zubizarreta qui connaît le Barça et l’Athletic Bilbao comme sa poche. Bien sûr, la meilleure façon de gravir les échelons de la renommée reste de remporter des trophées. Alors prions pour qu’une deuxième Coupe d’Europe viendra s’ajouter à la Champions League mercredi !

R.N.

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