Chaque vendredi, désormais, et à 19 heures, vous retrouverez une nouvelle rubrique : que sont-ils devenus ? L’occasion, pour vous comme pour nous, de retrouver les anciens de la Ligue 1, retirés de certains terrains.
Dans l’histoire du football français, Jean Castaneda, 62 ans l’an prochain, peut s’enorgueillir d’avoir été champion de France avec deux clubs de légende : L’Association Sportive de Saint-Etienne (1981) et l’Olympique de Marseille (1990). Gardien de but des Verts de Michel Platini, notamment lors des finales de Coupe de France 1981 et 1982, perdues face au Sporting Club de Bastia et le Paris Saint-Germain, dans le groupe de l’équipe de France à la Coupe du monde 1982, titulaire lors du match pour la 3e place, El Gato (le chat, son surnom) a aussi connu les aventures européennes de l’OM de Tapie, titulaire dans les demi-finales de C1 contre le Benfica Lisbonne en 1990.
Jean, quand avez tourné la page du football pro?
Jean Castaneda : Oh, je crois en 2005. (il hésite). Oui c’est ça. En fait, non après être revenu d’Algérie (il y a entraîné le CS Constantine en 2ème division quelques semaines en 2009). Quand j’ai quitté le staff de l’OM en 1997 (il a été successivement en charge des gardiens, du centre de formation puis adjoint de Gérard Gili), je suis parti à Istres (le club provençal joue alors en National. Il y a été entraîneur puis directeur sportif) puis au Qatar (au club d’Al Rayyan) entre 2002 et 2004. Après je suis resté près de chez moi (il s’est occupé alors du club amateur marseillais d’Endoume jusqu’en 2007). Plus de dix ans, ça fait loin quand même…
On vous a sollicité depuis?
J.C. J’avais passé les diplômes pour entraîner, donc j’étais disponible. Mais, franchement, je n’ai pas reçu de vraies propositions et de mon côté je n’ai pas spécialement cherché à revenir dans un club. Je suis bien où je suis. Ca fait dix ans que je vis à Istres et je n’ai plus envie de déménager. Vous savez, il y a tout simplement dans la vie un moment où le cadre de vie compte davantage.
Vous avez par la suite opéré une reconversion dans l’hôtellerie.
J.C. C’est vrai. J’ai occupé les fonctions de directeur d’un hôtel aux Baux de Provence pendant trois ans, mais c’est terminé depuis depuis 2015.
Avoir joué pour Saint-Etienne et Marseille dans les années 80, ça ajoute forcément de la notoriété. On vous en parle souvent ?
J.C. Ca arrive qu’on m’en parle, oui, mais encore une fois, je ne le recherche pas spécialement. Et pourtant, il y en a des occasions. L’OM a mis en place une opération qui s’appelle «La table des légendes» au stade Vélodrome. Les soirs de matches, c’est un salon, où à l’invitation du club, on peut rencontrer des supporters et qui permet aussi aux partenaires du club d’être là. On peut être une dizaine de joueurs qui ont porté le maillot de l’OM dans l’histoire. C’est très convivial, on y parle du passé mais aussi de la passion du foot, on échange.
Et quels contacts avez vous gardé avec l’AS Saint-Etienne ?
J.C. J’ai toujours gardé de bons contacts même si on ne se voit pas régulièrement tous. Il y a l’association des anciens Verts qui nous réunit une fois par an et j’y suis fidèle. Ca permet de croiser des anciens et des plus jeunes. Quand, en 2016, le club a fêté les 40 ans de la finale (il était sur le banc comme gardien remplaçant) de Glasgow, j’y étais bien sur. Ca m’a donné l’occasion de voir un match à Geoffroy-Guichard car ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps.
Le football, c’est bel et bien fini ?
J.C. (Il rit). Déjà, je me suis fait opérer d’un genou en début d’année et là, à la mi-octobre, c’est le tour du deuxième. Je suis en bonne santé, mais le sport de haut niveau ça laisse des traces… Comme beaucoup de pros ou anciens pros, et même d’autre sports, je me suis mis au golf il y a cinq ans environ. D’ailleurs il y a quelques semaines je participais au tournoi des anciens Verts à Saint-Etienne. Je ne dispute pas beaucoup de compétitions et je suis à un handicap de 40, mais je ne lâche pas.
Propos recueillis par Etienne Bonamy
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